Espadrilles rouges, gorria comme le pays
Au Pays Basque, le rouge n'est pas une couleur parmi d'autres. C'est celle du piment qui sèche sur les façades d'Espelette, du foulard noué les jours de fêtes, des volets sur la pierre blanche des maisons labourdines. En basque, on dit gorria — et l'un de nos modèles porte ce nom comme une évidence.
Nos espadrilles rouges vont du rouge franc, uni et assumé, aux rayures rouges sur fond écru qui rappellent les toiles traditionnelles, jusqu'au liseré doré qui accroche la lumière. Toutes naissent dans notre atelier de Gotein-Libarrenx, à quelques kilomètres de Mauléon : toile coupée à la main, tige cousue à la machine italienne sur la semelle en jute tressée.
Une paire rouge ne se porte pas à moitié. Elle réveille un jean, tient tête à une robe noire, et rappelle à chaque pas d'où elle vient. C'est l'espadrille des jours où l'on a décidé de ne pas passer inaperçu.



